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Mini-Europe : fermeture puis destruction le 31 Décembre.

En 2019, Mini Europe fêtait ses trente ans. Mais voilà, une demande de permis de démolition du parc de miniatures installé sur le plateau du Heysel a été déposée à la Ville de Bruxelles. L'enquête publique démarre ce jeudi 10 octobre et durera deux semaines. La commission de concertation se réunira le 5 novembre. Le démantèlement des plus célèbres monuments européens reproduits à l'échelle 1/25e pourrait débuter dans la foulée.

Un concept qui fonctionne !

Le projet lancé par le groupe Walibi présente des bâtiments et monuments incontournables de l'Union européenne en miniatures. Au fil des années, le parc va s'agrandir et présenter régulièrement de nouvelles maquettes, élargissement de l'Union oblige. Aujourd'hui, 80 villes sont représentées et plus de 100 monuments ou édifices. Le site s'étend sur 24.000 mètres carrés. Le parc attire près de 400.000 visiteurs par an, ce qui en fait l'une des attractions les plus visitées du pays.

Depuis 12 ans, le contrat d'exploitation a été renouvelé à six reprises, soit six fois deux ans. "Cela fait douze ans qu'on nous traîne et nous aimerions bien avoir une vision à long terme", afin de rassurer les 30 équivalents temps-plein (hors sous-traitants), les visiteurs (belges et étrangers), afin de poursuivre les investissements (500.000 euros en 2019) et la présentation de nouvelles maquettes au public (comme la fontaine de Trevi juste avant l'été). "Soit la Ville de Bruxelles estime que Mini Europe est une attraction dynamique à l'étranger et nous sommes confirmés pour l'avenir. Soit elle dit ne pas vouloir du tourisme à succès. Et nous anticipons cette réponse-là également", ajoute Thierry Meeùs.


Une démolition au profit d'une structure commerciale.

La Ville de Bruxelles et la région Bruxelloise ont lancé Neo, un vaste projet de réaménagement du plateau du Heysel. Si le projet Neo (centre de congrès), prévoyait bien une intégration de Mini Europe, le projet Neo 1 (centre de loisirs, centre commercial, logements) repense les aménagements en profondeur & à coup de pelleteuse (déjà subit par le centre aquatique Océade).

La fermeture d'Océade nous a Traumatisé.

Jusqu'en 2018, Thierry Meeùs a également géré l'Océade. "La fermeture d'Océade nous a un peu traumatisé. Quand la décision de la fermeture a été prise par la Ville de Bruxelles, nous savions qu'il allait y avoir du retard pour le projet Neo. Océade aurait donc pu rester deux à trois années supplémentaires. Nous ne comprenons donc pas l'attitude de la Ville de Bruxelles de créer des problèmes aux attractions privées présentes sur Bruxelles.

Mini-Europe avait proposé un plan d’investissement majeur dans le cadre Néo. Les circonstances actuelles et la crise du Covid-19 qui n’a entre-temps épargné personne et qui a frappé durement l’entreprise ainsi que tout le secteur du tourisme – ont eu pour conséquence que Mini-Europe n’a d’autre choix que de devoir annoncer son intention de mettre un terme à son exploitation au 31 décembre 2020. »


Le contrat de prolongation de Mini Europe sur le site Heysel, signé avec le Palais des Expositions de Bruxelles arrive à terme le 31 décembre 2020. L'horloge tourne. "Au 31 décembre 2020, nous ne savons pas si, nous concernant, ce sera une fermeture aux visiteurs ou une fermeture en ayant déjà tout démoli. En bon père de famille, il fallait déjà se préparer au pire", explique à la RTBF Thierry Meeùs,


Une réouverture qui pourrait se faire sur un autre site !

"Ma fille aimerait poursuivre mon travail. Nous avons reçu aussi beaucoup de propositions ces dernières semaines", dit-il mais il n'y a pas encore de projets concrets de déménagement. M. Meeus estime un redémarrage possible en 2022 ou 2023 au plus tôt.

Le parc de miniatures a annoncé voici deux semaines sa fermeture. La procédure de licenciement collectif pour les 80 membres du personnes (30 équivalents temps plein) a alors été lancée.


Le parc, avec pour thème les principaux monuments et bâtiments de l'Union européenne, a attiré l'an dernier environ 400.000 visiteurs. La pandémie de coronavirus a pesé sur la fréquentation cette année mais M. Meeus croit au concept.

"Un visite de Mini-Europe prend deux heures. Un redémarrage serait idéal dans les environs d'une autre attraction à la Côte, dans les Ardennes ou une ville d'art... Nous avons profité de la proximité de l'Atomium".


Selon M. Meeus, un terrain d'au moins trois hectares est nécessaire. "Nous avons reçu des propositions pour des terrains agricoles mais ce n'est pas évident pour avoir les autorisations", précise-t-il. Une accessibilité rapide est aussi un facteur clé. Ces dernières semaines, des marques d'intérêt ont émergé de Wavre, Louvain, Tirlemont ou encore Grammont.


Mais il faudra plusieurs années avant que Mini-Europe puisse rouvrir ailleurs qu'à Bruxelles.

Source d'article : RTBF


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